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 [BG] Ireth

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Ireth
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Nombre de messages : 1
Date d'inscription : 20/12/2006

MessageSujet: [BG] Ireth   Dim 18 Mar - 12:37

[Hrp]C'set bien parce que tu m'as forcé mais je persiste a dire qu'il fait tache ici[/Hrp]


L’enfance.

"Non, non, non, non et non ! "Dit-il en parant le coup avec une facilité déconcertante.
Elle se recroquevilla attendant le coup venir. Et effectivement le coup vint, violent et rapide il s’abattit sur son dos la plaquant au sol.
"Pas très rapide pour une petite elfe… Quoique tu n’en es pas vraiment une... Soit." Un sourire sournois s’entendait sur ses lèvres.
Les larmes pleins les yeux, Ireth regardait cet homme. Il était grand, un peu plus grand que la moyenne et ses cheveux noirs cachaient ses yeux de la même teinte profonde, sûrement originaire d’Albion.


Un des amant de sa mère, un de plus se dit-elle, mais ce n’était pas son père. Elle n’en avait pas, elle n’en avait jamais eu.
Souvent elle les suppliait de lui apprendre à se battre. Elle n’avait hérité aucune magie des avaloniens… Mais la plupart des conquêtes de sa mère l’écartaient d’un geste de la main, comme on écarte une mouche trop envahissante. Elle se rappela celui qui l’avait giflé parce qu’il voulait être au calme et "qu’une sale petite bâtarde n’avait pas à l’approcher de si près."


Elle secoua la tête chassant les larmes de son visage et ses pensées de la même occasion. Elle reprit son bâton et se remit en position d’attaque face à l’homme. Il éclata de rire.
"Un jour, tu seras redoutable petite. Mais il faudrait pour ca que tu dépasses cette taille." Il leva la main à la hauteur de son torse. Elle leva la tête et le soleil lui éblouit les yeux. Elle sourit à son tour. Bientôt elle aurait 10 ans.
Elle l’aimait bien celui la, même si il n’allait pas rester longtemps. Dommage, elle aurait voulu qu’il soit son père. Mais un autre le remplacerait comme d’habitude. Elle espérait qu’il serait gentil, qu’il lui apprendrait des choses. Elle était avide de savoir.
"Allez, viens on rentre." Il lui ébouriffa les cheveux et prit les deux bâtons les jetant au loin.
"Tu ne diras rien à maman, s’il te plait ?" Il la regarda et lui fit un clin d’œil.
"Ce sera notre petit secret. " Lui rentra, mais Ireth préférait errer un peu dans la foret. Hibernia l’attirait. Elle grimpa à un arbre et s’endormit.


Pendant la nuit, des larges mains vinrent la saisir et ils marchèrent un long moment tenant la petite fille dans ses bras.
"Papa ?"Elle murmura dans son sommeil. L’homme sourit.
"Non, ma petite. Juste quelqu’un qui s’inquiétait pour toi… Je voulais juste te dire adieux. " Et la balade se termina. Elle sentit son lit, ses couvertures. Elle avait rêvé…


Le lendemain, il n’était plus là. Sonnia était près du feu et préparait à manger. Ireth se plaça à coté de sa mère la regardant un long moment.
"Il est partit…Je sais que tu tenais à lui, Ireth. Mais les choses sont ainsi."
C’était toujours comme ça. Elle s’y était faite avec le temps. Et le temps passa, les jours se succédèrent et elle apprit les bases de ce qu’elle voulait apprendre.



La noyade.

Plus le temps passait plus Ireth se désintéressait des choses du quotidien. La cuisine, la couture ne l’avait jamais intéressé. Et le peu d’éducation que sa mère lui donnait, lui donnait une liberté qui rend les enfants ivres de vivre. La Forêt était son territoire de jeu. Elle passait son temps à courir et à pister des animaux qu’elle ne parvenait jamais à attraper.
Elle ne pouvait pas aller sur la rive nord. C’était trop dangereux pour une petite fille. Mais elle aimait bien rester assise sur le pont à regarder des gens venus de tous royaumes combattre les démons de l’autre rive.


Parfois elle osait même aller jusqu'à se pencher et regarde par dessus le pont pour apercevoir son reflet. Elle aimait bien ses traits d’elfe adoucit par son sang avalonien. Elle s’observa un long moment. Elle était petite même pour son age. Ses vêtements de cuir souple lui laissaient une totale liberté de mouvement et saillait ses formes naissantes. Son épais manteau en peau de loups était lourd mais la protégeait des vents froids du début de l’Hiver. Ses yeux violets s’entouraient de cheveux châtains virant vers le roux. Son nez légèrement retroussé, les ligne de sa mâchoire assez fine… Elle passa une main sur ses oreilles, plus grande que la normale…


Ca la déséquilibra et elle tomba dans l’eau de la rivière. L’hiver approchait. L’eau était glaciale. A son premier contact, ses poumons se vidèrent d’air. A sa première inspiration, le liquide froid s’insinua en elle. Elle se débattit, ses bras et ses jambes, luttant pour regagner la surface. De l’air… Elle s’épuisa vite, trop vite… Le fond l’attirait inlassablement, et ses vêtements étaient si lourds… Elle se débarrassa de sa veste mais ca n’y changea rien. Il n’y avait plus de bruit, tout était trop froid, trop noir, et elle sombra dans l’inconscient.


Elle rouvrit les yeux. Etait-elle morte? Non. Ses doigts la faisaient souffrir. Elle poussa un long gémissement. Et quelqu’un vint lui porté un bol aux lèvres. D’abord elle refusa, puis la personne insista. Incapable de résister plus longtemps à l’odeur du bouillon, elle se laissa faire.
"Bonjour petite elfe, tu as eut bien de la chance. Je faisais ma promenade quotidienne mais un peu plus tard que d’habitude parce que j’avaiis du faire mes réserves pour l’Hiver. Et tu étais là allongé. Quand je t’ai… "
Ireth ferma les yeux, le jacassement de sa salvatrice lui donnait mal de tête. Tout en parlant elle inspectait ses doigts et ses pieds. A chaque contact avec ceux-ci des aiguilles lui transperçaient les membres. "…et puis heureusement que les récoltes ont été bonnes…" Elle se demandait où elle était. Ses yeux étaient incapables de s’ouvrir. Elle était fatiguée et bientôt le sommeil l’emporta.


Peu à peu elle se rétablit. "Tu as eu beaucoup de chance. Si les courants ne t’avaient pas rejeté sur la rive, et seul les dieux savent par quel miracle, tu ne serais pas ici pour me parler." Elle s’appelait Miriana, son clan celte l’avait rejeté pour une raison que j’ignore et qu’elle tenait secret malgré tous ses bavardages. Elle avait vieilli seule dans un coin reculé de la forêt. "Tes doigts resteront fragiles un long moment. Mais ils se remettront vite. Il faut du temps. Le temps c’est le meilleur des remèdes. C’est ce que me disait toujours ma tante au troisième degré du coté de mon père. Et puis tu sais, tu guéris assez vite. "Un sourire sans dent illumina son visage. Elle pinça les joues d’Ireth, elle faisait souvent ça. Elle considérait un peu Ireth comme sa petite fille.


Par après, elle alla souvent lui rendre visite. Et Miriana l’instruisait souvent sur les histoires de son peuple. Mais la fin de sa vie était proche et un jour personne ne répondit quand Ireth frappa à la porte. Au fond d’elle, elle savait… Miriana n’était plus. Elle sortit de sa vie aussi soudainement qu’elle était rentrée. C’est ainsi qu’Ireth fit son premier deuil. Chaque jar, elle alla porter des fleurs pour les jeter par dessus le pont. Bénissant le jour qui l’avait fait rencontrer cette personne.




Le commencement.

A l’age de ses 16 ans, elle décida de partir. Elle posa son choix sur Albion. A la recherche de l’autre part de ses origines. Bien que certaines rumeurs sur la peste se propageaient peu à peu.


Elle regarda ses possessions étendues sur son lit. Un collier que Miriana lui avait donné… il était fait en os de cerf, des petits motifs y étaientt gravés, contant une histoire mais Ireth ignorait laquelle.
Une épée un peu cabossée mais encore en bon état, elle l’avait aperçue sur le sol de la forêt… Elle l’avait prise et la considérait à présent comme sienne. C’était à peu près tout ce qu’elle possédait et qui était important à ses yeux.


Elle regarda par la fenêtre. L’été commencait à peine. La journée serait douce et agréable. Le soleil se levait, teintant le ciel d’une lueur orangée, et laissait une impression de promesse de beau temps. Elle rassembla ses affaires et quelques vivres dans une sacoche qu’elle passa par-dessus son épaule et partit de la demeure « familiale ». Elle n’avait pas dit au revoir, ni même prévenu Sonnia… Le temps les avait écartées. Sa soudaine disparition ne l’inquièterait pas plus que ca.


Elle passa sa main dans une poche de sa sacoche. Quelques pièces résonnèrent. Ses économies… Elle espérait que ca suffirait à son voyage…
En deux jars, ses pas la conduisirent hors d’Hibernia. Elle connaissait le chemin, elle savait par où ce serait plus rapide. Elle savait sous quel arbre dormir et comment tenir à l’écart les bêtes sauvages. Elle connaissait la forêt. Elle redoutait l’inconnu. C’était étrange, un mélange d’appréhension et d’envie de découvrir l’inconnu. Jamais encore elle n’était sortie de la forêt.


Les arbres se faisaient plus rares, plus petits. La magie s’estompait, elle le ressentait clairement. Bientôt elle ne fut plus que très latente dans l’atmosphère qui l’entourait. Puis il y eut comme une cassure et elle su qu’elle n’était plus en Hibernia. Elle se retourna contemplant son royaume de cœur, puis après une longue inspiration reprit son long chemin.


La première bourgade qu’elle aperçu, était celle de Nalsor. A la frontière Sud d’Hibernia, elle n’était protégée que par ses habitants. Mais ils avaient peu à protéger. La peste était encore plus crainte ici. Les rats avaient envahi l’un de leur maison laissée depuis longtemps à l’abandon.
« B’jour ma p’tite dame »C’était un paysan, un breton apparemment, il était petit, son regard fixait la jeune fille avec une insistance que n’avait rien d’innocent.
« Bonjour… » Ireth baissa la tête, visiblement mal à l’aise et décida de continuer son chemin.
« Hé m’dame vous z’avez po l’air en plein’ forme, p’tetre que j’pourrais vous l’gez un p’tit temps. »
« Non, merci. » Et elle accéléra le pas sortant rapidement de la bourgade sans s’y être arrêter plus que ca.


La peste s’était propagée, et plus Ireth s’éloignait d’Hibernia plus cette maladie devenait une réalité à ses yeux. On avait recensé un nombre incalculable de cas dans le village d’Emblème. Les atteints étaient mis en quarantaine mais certaines personnes contaminées se baladaient librement rependant la maladie à travers le monde. Trop près d’Emblème, le vent charriait les odeurs de corps en décomposition. On racontait dans histoire effroyable sur ces lieux…

Des hommes s’étaient regroupés pour proposer leur aide pour soigner les malades. Ireth s’était portée volontaire. Le plus âgé d’entre eux s’était tourné vers elle.
« Les dieux ont puni ce lieu, mon enfant. N’y va pas. Tu y verras plus que tu ne peux le supporter. Les rats rongent la peau des cadavres n’épargnant même pas ceux des petits nourrissons, le vrombissement des mouches est tellement intense que ca te ferait perdre la tête… Les corbeaux enfonçant leurs becs dans les orbites à la recherche d’un dernier lambeau de nourriture… Non, ce sera plus que tu ne pourrais en supporter… Tu as encore ta vie devant toi… »

Elle décida donc de continuer son chemin vers Albion, ils lui avaient fournis un cheval pour qu’elle aille plus vite. En à peine quelques jars, elle était arrivée à Albion. Peu à peu les arbres avaient laissé place à des champs. Le plus surprenant était le château qui surplombait la colline. Il était immense, en pierre.


La découverte.

Le château tellement imposant donnait l’impression de veiller sur le petit village plus bas. La vie là-bas y était paisible. Des marchands hurlaient pour offrir leurs produits aux passants qui déambulaient entre les échoppes. Les chariots circulaient dans les ruelles en soulevant des nuages de poussière que le vent disséminait à travers la ville. Toutes les couleurs ici avaient une teinte plus intense. Les étoffes des tisseuses, les fruits des marchands, même les jouets étendues sur les étales dont les petits vagabonds lorgnaient les yeux pleins d’étoiles donnaient une impression presque surnaturelle…


Le soleil était haut dans le ciel, mais les habitations offraient de l’ombre assez bienvenue par cette chaleur. Une elfe sur un cheval, le dos courbé mais le regard vif. Le voyage avait été long, ses jambes lui faisaient atrocement souffrir. Depuis combien de temps était-elle restée en selle ? Elle l’ignorait. Un jour, une semaine, une éternité… Ca n’avait pas vraiment d’importance. Tout ce qu’elle voulait, c’était un bain. Elle mena son cheval jusqu’aux écuries publiques. Il y avait une bonne auberge à quelques rues plus loin. Elle était lasse, mais les odeurs et les bruits du marché la revigorèrent. Elle passa un long moment à fureter sans vraiment vouloir acheter quoi que ce soit.


Lorsque le soleil commença à se coucher, elle décida de se mettre à la recherche d’un endroit où dormir. L’auberge que le palefrenier lui avait désigné était un petit bâtiment avec un cour arrière où certaines personnes profitaient encore des dernières chaleurs de la journée. Elle avança d’un pas traînant jusqu'à la porte, la fatigue et la douleur était revenue. Ses articulations lui tiraient atrocement. La porte s’ouvrit avant même qu’elle posa sa main sur clenche laissant apparaître une grosse femme toute replète qui remplissait tout le cadrant de la porte. « Bonchour et bienfenu dans notre aubercheu. Ohhh ma petiote, on dirait que fous êtes passé tans un lafoir. Fous auriez pesoin d’un pon pain. » Ireth la regarde. Ses pommettes tombantes vibraient à chacun des mots qu’elle prononçait, provoquant des petites vaguelettes hypnotiques. Son accoutrement était aussi extravagant que sa coiffure, des tonnes de tissus multicolores mis cote à cote pour former une énorme robe bouffante, le tout surmonté par de longs cheveux attachés au sommet de sa tête retombant en longue cascades le longue de ses formes boudinées. « Ch’espere que tu as achez pour payer… Sinon che n’est pas grafe, tu pourras touchours travailler. Suis-moi. » Elle éclata de rire, et partit d’un pas gracieux à travers les couloirs.


Ireth la suivit l’air mal à l’aise. Il faisait encore plus étouffant à l’intérieur qu’à l’extérieur. Elle se dit que finalement la mer aurait suffit… Pourquoi s’enfermer… « Fenez, fenez petiote. Fotre chambre est par ici. » Et elle monta les escaliers les faisant grincer, comme si a chacune des marches, elles protestaient. « Hum… Excusez-moi, mais est ce que pour quelques pièces d’or j’aurais droit à un bain, une chambre et un repas ? » La jeune fille semblait si petite et menue à coté de l’aubergiste. « Bien sur. Foici fotre champre mais fenez d’abord mancher, ca nous donnera le temps de monter l'eau pour le pain » Elle pris l’argent et donna une grosse clé à Ireth.


Elle entra dans sa chambre, restant un moment immobile pour s’habituer à l’obscurité. Les rideaux avaient été fermés pour empêcher la chaleur de la journée de rentrer. Mais il y avait une odeur de renfermé… Elle se dirigea vers la fenêtre et l’ouvrit en grand profitant dans vent frais que la mer lui apportait. Déposant le peu qu’elle avait d’affaire sur sont lit, elle sortit de sa chambre, ferma la porte à clé et descendit.

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[BG] Ireth
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